Extraits
Les pintades à Téhéran

June 11, 2007

« Khoch Amadid »

La liberté, droit au but


« Mes chères soeurs, si vous voulez vous trémousser, c’est dans un club de danse qu’il faut aller ! » La gardienne de la morale, en tchador noir, ’oeil braqué sur les gradins remplis de belles Persanes en furie, s’égosille à en perdre haleine. Rien à faire. Les cheveux recouverts de foulards miniatures et le visage peinturluré de vert, blanc et rouge, les couleurs du drapeau iranien, voilà les spectatrices qui hurlent de plus belle, avant d’amorcer une vague pour fêter le but que vient de marquer Katayoun Khosrowyar, la star nationale du football féminin.

Shopping sur Vali Asr

S’il est une avenue à laquelle s’identifient les Téhéranaises, c’est bien Vali Asr. Ah, Vali Asr, impossible d’y échapper. Cette longue artère, l’une des plus longues du monde, qui s’étire sur 18 kilomètres du nord au sud, c’est un peu la colonne vertébrale de la capitale iranienne. On y voit de tout. On y croise de tout. On y trouve de tout...

Pleureuses professionnelles

C’est le énième rassemblement de soutien à la cause du Hezbollah. Nous sommes le 31 juillet 2006, en pleine crise libanaise. Il fait chaud sur la place Palestine, dans le sud de Téhéran, et ça gratte sérieusement sous le foulard. Dans la foule, hommes à barbe et femmes voilées de la tête aux pieds brandissent des portraits de Hassan Nasrallah, le chef de la milice chiite libanaise. Face aux accusations américaines, l’Iran dément lui fournir de l’aide...

Le bistouri leur monte au nez

Petit, droit, légèrement en trompette. Peut-on parler d’un nez parfaitement iranien, tout comme il existe un nez purement grec ? Détrompez-vous. Les Iraniennes frôlent, voire détiennent, les records mondiaux en matière de rhinoplastie. Il suffit d’une petite bosse nasale de rien du tout pour qu’elles soient prêtes à passer sur le billard. « Je trouvais mon nez trop long, et quand je mettais mon foulard, il prenait des proportions démesurées ! » pouffe Nina, une amie iranienne, qui reconnaît avoir cédé, il y a deux ans, à la tentation du bistouri...

My name is Dulac… François Dulac

Un nom digne d’un héros du contre-espionnage. On l’imagine buvant son côtes-du-Rhône chambré, pas glacé. Ahhh, François… On a tout faux. François Dulac n’est pas un agent double, C’est bien plus sulfureux que ça. Un vin mystérieux qui coule dans les verres à pied des villas feutrées de Chemiran, dans le nord de Téhéran, qui égaye les soirées d’hiver et qui, comble du chic, serait d’appellation française… Vous n’en aviez jamais entendu parler ?...
Posted by delphine at 07:34 PM | Comments (0)