Revues de Presse

Le Soir

Elle

L'Express

Valeurs actuelles

Sud Ouest

Le Nouvel Observateur

Le Temps

juillet 30, 2007

Le Soir

Le_soir_entier[1].jpg

Posted by delphine at 08:12 PM | Comments (1298) | TrackBack

Elle

EllE_1[1].jpg EllE_2[1].jpg EllE_3[1].jpg EllE_4[1].jpg EllE_5[1].jpg
Posted by delphine at 08:05 PM | Comments (48) | TrackBack

juillet 16, 2007

L'Express

Express.jpg

Posted by delphine at 04:39 PM | Comments (2566) | TrackBack

Valeurs actuelles

Valeurs_Actuelles.jpg

Posted by delphine at 04:37 PM | Comments (0) | TrackBack

Sud Ouest

Sud_Ouest.jpg

Posted by delphine at 04:34 PM | Comments (0) | TrackBack

Le Nouvel Observateur

Les Pintades à Téhéran : chroniques
de la vie des Iraniennes
Nouvel_Obs.jpg

Posted by delphine at 04:19 PM | Comments (0) | TrackBack

juillet 11, 2007

Le Temps

Le Temps (Suisse)

La revanche de la vie dans les nuits privées téhéranaises

par Stéphane Bussard

29 juin 2007

Depuis quelque temps, l'Iran domine l'actualité internationale. On parle de son soutien aux milices chiites d'Irak ou de l'aide qu'il apporte au Hezbollah libanais ou au Hamas palestinien. On parle aussi de l'Iran comme d'une future puissance nucléaire ou d'une théocratie braquée contre l'Occident. Dans son ouvrage Les Pintades à Téhéran, la journaliste Delphine Minoui, collaboratrice du Temps, sort de cette obsession médiatique quotidienne pour décrire une facette inédite, ébouriffante et rafraîchissante d'une République islamique qui est loin d'être le monolithe socioculturel parfois dépeint.

Les Pintades? Un concept des éditions Jacob-Duvernet qui laissent libre cours à de jeunes journalistes françaises installées dans un pays depuis plusieurs années de décrire un lieu sous une lumière nouvelle. Les Pintades à New York, à Londres et maintenant à Téhéran: le terme de ce volatile pourrait avoir une tonalité péjorative. Il décrit au contraire, dans une veine quelque peu féministe, un animal têtu, protecteur, qui prête aussi de l'attention à sa manière d'être, souvent de façon visible. C'est précisément une facette des Téhéranaises que le régime iranien ne souhaite pas promouvoir.

Téhéran, capitale des clichés et des faux-semblants, n'est pas une ville austère sous l'emprise des mollahs. La nuit, les Téhéranaises - car c'est surtout d'elles que Delphine Minoui brosse le portrait - ne restent pas toutes cantonnées chez elles.

La «mehmouni», ou plutôt la party, constitue une vraie échappatoire pour les jeunes de la capitale. A l'abri du regard des ayatollahs, chez soi ou dans un parking privé parfaitement insonorisé, les soirées de Téhéran sont une manière de se réapproprier la vie, de «reléguer à une préhistoire moribonde les tchadors noirs et les discours de propagande islamique». Les listes d'invités à une party sont soigneusement établies pour éviter les agents infiltrés du régime. L'alcool coule à flot. Pour l'approvisionnement en vin, vodka ou bière - chacun porte un nom de code -, la filière arménienne est particulièrement efficace car, chrétiens, les Arméniens ont le droit de consommer du vin en privé. La cocaïne est sniffée ici et là.

Les nuits téhéranaises ont beau être secrètement organisées, le régime n'est pas dupe. Le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad ignore volontairement cette facette peu orthodoxe de Téhéran. L'apparente tolérance présidentielle permet à la soupape de sécurité sociale de fonctionner derrière quatre murs plutôt que dans la rue où toute manifestation est malvenue. Les jeunes y trouvent leur compte, par résignation. Quitte à oublier leurs idéaux révolutionnaires ravalés à la longue à coups de matraque et à se désintéresser de la politique.

La question vestimentaire ne manque pas non plus de piquant. Le port du voile islamique est souvent perçu en Occident comme le symbole du fondamentalisme religieux. Les Téhéranaises, elles, s'en accommodent, faisant du port du foulard un moyen de se jouer de l'interdit et de flirter avec la mode la plus branchée. Elles ont profité de l'ère réformatrice de l'ex-président Khatami pour s'accorder des libertés sous le voile: mèches rebelles, maquillage très voyant. Maintenant, il est difficile de les arrêter, même si des fliquettes spécialement formées remettent les contrevenantes à l'ordre dans les rues de la capitale.

Le tchador n'a néanmoins pas eu que des effets fâcheux pour les femmes iraniennes. Pour les filles cantonnées à la maison et issues de familles conservatrices, le hidjab a eu le mérite de convaincre les pères de les laisser aller à l'école ou à l'université, car le voile les protège des regards des hommes. Résultat: les femmes représentent quelque 65% des effectifs des universités iraniennes. A contrario, en 1935, quand Reza Shah, le père du dernier shah d'Iran, avait interdit le tchador, il avait provoqué le choc dans les familles traditionnelles dont les femmes n'osaient plus sortir dans les rues.

La fresque sociale dépeinte par Delphine Minoui ne manque pas de contrastes. Ainsi, l'histoire des chahid, les martyrs de la République islamique, des jeunes endoctrinés qui sont partis sur le front de la guerre Iran-Irak entre 1980 et 1988 pour se faire massacrer. Aujourd'hui encore, ces chahid sont partout. Sur les murs de Téhéran, à la télévision qui leur rend un hommage quotidien, dans les cimetières où ils reposent par milliers et où les Iraniennes viennent prier ou... faire la causette. Pour Delphine Minoui, «c'est comme si le pouvoir s'en servait comme prétexte pour étouffer les rires, pour imposer un deuil généralisé sur la ville».

Les Pintades à Téhéran, Delphine Minoui, Ed. Jacob-Duvernet, 195 p.

Posted by delphine at 12:25 PM | Comments (0) | TrackBack
Syndicate this site (XML)

Designed by Ashtary Design